"Aussi ne saura-t-il jamais comme je l'aime ; et cela, non parce qu'il est beau, mais parce qu'il est plus moi-même que je ne le suis." Les hauts de Hurle-Vents, Emilie Brontë

"Aussi ne saura-t-il jamais comme je l’aime ; et cela, non parce qu’il est beau, mais parce qu’il est plus moi-même que je ne le suis." Les hauts de Hurle-Vents, Emilie Brontë
Comment peut on se relever de certaines choses ?
Je suis fatiguée. Je suis fatiguée de tout ça, de cette comédie et de tout ce babillage. Des mots que j'emploie et que j'use. Du mur qui se dresse entre moi et le bonheur, et que je dois gravir pour passer de l'autre coté. Je l'escalade, lourdement, regroupant toutes mes forces, pour mieux découvrir le mur qu'il y a derrière...
Il y a des gens qui le gravissent sans même se demander l'effort que ça leur coutera, sans s'en soucier réellement. Et comme je les admire. Comme il doit être plaisant d'aller de l'avant, d'être insouciant. D'être si léger qu'on s'envolerait presque...
Je suis incompatible avec toute forme de bonheur.
Les seules fois où j'ai pu être heureuse, en un claquement de doigts, tout a été détruit. Je ne sais plus très bien si il s'agissait d'un rêve où de la réalité.
Ai-je vraiment enfouie mon visage dans la fourure dorée de Ioreck ? Ai-je vraiment dormis dans tes bras chaud malgré la fenetre ouverte ? Ai-je vraiment répété durant des heures des mots d'amour passionné à l'oreille de mon bébé chat ? M'as tu vraiment aimé autant que ça ?
N'ai je pas rêvé ? Et dans ce cas mes échecs ont ils vraiment eu lieu ?
Quel gout amer. Pourquoi si peu de bonheur pour autant de tristesse ?
Je ne serais jamais heureuse. Je n'ai su que pendant ces deux périodes ce que cela voulait dire et à l'évidence je ne veux plus l'etre. Si il faut que j'échoue encore une fois et que j'assassine encore de mes mains mon bonheur, je ne le supporterais plus.
Comme je ne supporte pas le concept d'une vie sans tes bras pour me réchauffer et tes lèvres contre les miennes.
Si il faut vraiment qu'il en soit ainsi et que je t'aime de loin, sans jamais pouvoir vraiment en profiter alors tant pis. Je préfére que tu sois heureux plutot que de te voir descendre encore plus bas dans la méchanceté. J'ai fais de toi un monstre mais en te donnant tout l'amour qu'il m'était possible de produire de ma carcasse abimée.
Je t'ai aimé comme dans les meilleurs romans, avec les meilleurs sentiments et la passion qui est toujours là et qui aurait du s'éteindre il y a bien longtemps pour laisser la place à quelquechose de plus pragmatique...
Tu as été et est toujours, le plus beau et le plus merveilleux garçon que je n'aurais pu imaginer. Je n'aurais su mériter cela. J'aurais du au moins m'en rendre compte.


Adieu.
Voici la fin de ce blog. Ne vous plaignez pas, vous ne me lisiez pas. Regrettez juste, comme moi, de ne pas être assez normale pour être heureuse.
Peut être à plus tard, ailleurs.


Éléa

# Posté le mardi 10 mars 2009 19:14

Modifié le mercredi 11 mars 2009 07:43

Car même les plus purs et les plus belles des roses, se fanent et flétrissent.

Car même les plus purs et les plus belles des roses, se fanent et flétrissent.
Toujours les mêmes questions répétés inlassablement, ces questions que je n'évoquerais pas pour ne pas voir le clavier se dédoubler et le mouiller de mes larmes salées.
Mais parmis elles il y a bien sûr la moins importante : "Me lis tu encore ?" et aussi : "Est ce que j'existe ?".

Un pantin m'assène des coups sur la tête en répétant de sa voix nasillarde "Après la pluie, le beau temps", il frappe de plus en plus fort, jusqu'à ce que je tombe, pour mieux me relever, et recommencer ainsi à l'infini cette scène. Je n'y crois plus ou bien je ne peux plus y croire.
Je suis Dorian Grey, je suis laide, le tableau qu'on a peint de moi s'enlaidit de jour en jour, la rose fanée. Je ne mange plus que des aliments sans gouts, des aliments qui me ressemble tant, et quand bien même j'essaye de les porter jusqu'à ma bouche, il n'entre pas (à la différence de la bière).
Je trébuche, me relève et trébuche de plus belle. A se demander si je ne cherche pas la chutte. J'aimerais avoir ce courage de sauter du balcon ou de m'allonger sur la route mais je me dis, ô idiote que je suis, que de cette manière tu ne reviendras vraiment plus jamais.

Et puis les gens qui me disent "Tu dois avoir une nouvelle relation pour tourner la page", je les entends proférer ça une seule fois, car ensuite il cesse d'exister.
Je sais aimer. J'ai appris la douceur à tes cotés. La patience. Mais je ne sais pas contenir les idées qui se bousculent, la rage ou les pleurs. Je suis trop entière, trop naïve et trop idéaliste.
Je crois que tu va revenir. Je sais que tu m'aimes (peut être) et que je t'ai usé. Que j'ai rongé tes os, que je t'ai fais grossir à ma place et que j'ai mainte fois bruler ta peau de mes larmes.
J'ai dormis nue dans tes bras des centaines de fois, je t'ai pris la main et ai glissé ma main dans ton cou. Jusqu'à te dégouter peut être.

Tout était si rose. Il reste le pantin, trop joyeux, presque inquiétant qui se tient à mon oreille et me chuchotte ce que nous avons vécu. Et j'entends sans cesse, sur une musique de Tchekovski :
-Sauve moi.
-Comment ?!
-En m'aimant
-Alors Tu es sauvé.

# Posté le lundi 02 mars 2009 07:21

Vidée.

Vidée.
Il me regarda de la tête aux pieds, comme si il voyait déjà en moi la future vieille folle, aux pulls superposés et barriolés, qui parle seule en fouillant les poubelles, celle qui porte de vieille basket usagés avec sa longue jupe. Celle dont on ne se pose même pas la question de savoir comment elle était plus jeune. Car il n'y a pas d'avant pour nous.
Il ajouta en me perçant de ses deux yeux verts :
-Tu es toute seule maintenant.
Les coins de ma bouche se jetèrent vers le bas, essayant sans doute de trépasser. Je contracta tout mon être pour les isser en une bouche plus neutre mais je n'y parvins pas tout de suite. Je m'essaya alors à mon sourire faux. Celui qui tremble et provoque en moi spasmes et tremblements. Mes yeux restèrent d'une tristesse sans fond. De toute manière pourquoi essayer d'avoir les yeux souriants quand ils ont pris forme en plus de 10 ans d'une vie malheureuse ? Le bonheur ont ne l'obtiens pas en étant malheureuse assez longtemps. J'ai eu la bétise d'y croire. D'espèrer un dénouement heureux qui n'arrivera pas.
J'aimerais que quelqu'un m'abatte pour avoir fait l'erreur d'être différente, mais j'ai conscience que ma punition est bien plus terrible. Je dois supporter cette vie, dans laquelle je ne ferais pas ce qui me plait. Les livres resteront un simple passe temps, le froid un mode de vie.
Et je resterais vide. Vide de sens, vide de toi. Une vie sans fleurs, sans le soleil et les papillons jaunes qui vont avec. Une vie où le chocolat c'est à Noël et où ma main ne trouve pas la tienne. Une vie ou je ne crie pas "Mon chériii d'amour ?" au milieu de la foule du géant, une vie ou Eléa n'est qu'un prénom parmis tant d'autres, auquel on a soustrait la beauté et l'originalité de ses syllabes. Une vie ou les pigeons ne s'embrassent même pas et où personne ne crie en voyant mes cheveux dans le lavabo. Une vie ou la porte se rabat sur moi sans personne pour la retenir et ou personne ne critique la plus belle de mes robes. Une vie sans espoirs pour la maison, le monospace et le chien.
Et une vie où cette article sera le dernier et la seule preuve que j'eusse un jour su assembler des mots en une phrase.

# Posté le jeudi 29 janvier 2009 07:03

Modifié le dimanche 22 mars 2009 14:29

Je ne me souviens plus de toi mon ange.

Je ne me souviens plus de toi mon ange.
J'aurais pu être normale si certains éléments n'étaient pas venus réclamer leur part, 10 ans après.
Si ça avez été le cas on se serait fiancés comme tu me l'avais promis. Je ne t'aurais pas fichu des coups dans le ventre, je n'aurais pas encerclé ton coup de mes petites mains blanches comme la craie. Mais malheureusement je ne suis rien de ça.

Et allongé là, sur ce gravat, je te sens derrière moi. La forme de ton corps épouse parfaitement la forme du mien. Ta chaleur se diffuse dans tout mon être et ton souffle caresse ma nuque pleine de cheveux bruns et longs. Il y a dans notre sommeil des rêves magnifiques, le genre de rêve que font les amoureux, ceux qui vous enmène sur un royaume dans les nuages pour vous réveiller dans le paradis d'un lit d'amants.
Parfois tu te retournes, sans pour autant t'en aller bien loin. Tu restes là et je te sais présent, ce qui m'empêche de sombrer dans cette rage omniprésente, dans le tourment dans lequel je vis, dans mon esprit où rien ne pousse plus depuis l'enfance. Tout est en friche, ravagé, noir et orageux. L'air y est si lourd que je ne sais combien de temps encore je retiendrais les éclairs.
Mais ces soucis semblent bien loin quand, libres et légers, nous partageons la douceur du sommeil. Et j'espère ne jamais plus me réveiller, ne jamais plus partir d'ici, avoir à se lever, à affronter la réalité et à m'enfoncer un peu plus profond pour ne plus avoir à endurer cette souffrance d'autiste.
Parfois je me réveil un instant, regarde ton corps nus et beau par sa candeur d'éphèbes et sa fermeté. La beauté du monde se peint sur ton visage endormis. (Il n'y a pas ce satané chat qui miaule, dieu merci.)
Et à ce moment là j'aimerais te toucher, te carresser le ventre, glisser ma main derrière ton oreille mais je ne peux.
Je tente un mouvement mais je n'y parviens pas.
Parce qu'enfermé dans ma camisole, au milieu des murs blancs, je réalise que tu n'étais qu'un souvenir.


Je t'aime...

# Posté le jeudi 11 décembre 2008 07:17

Modifié le lundi 16 février 2009 11:38